Les mauvaises herbes
Les mauvaises herbes sont très agaçantes où que ce soit dans le jardin. Elles sont presque impossibles à éradiquer lorsqu’elles se sont installées au cœur d’un massif de plantes vivaces.
Que faire ?
- Avant de créer un massif, essayez autant que possible d’éradiquer les mauvaises herbes, racines comprises.
- Au cours de la saison, retirez les petites pousses.
- Ne binez pas entre les touffes de vos plantes vivaces, car vous pourriez endommager leurs racines.
- Epandez une couche de 3 à 5 cm de paillis organique sur le sol entre les plantes : les graines de mauvaises herbes ne pourront pas germer. Les substrats et terreaux proposés en sac sont parfaits comme paillis et offrent une bonne garantie de stérilité.
L’herbe aux goutteux, le liseron et la prêle comptent parmi les mauvaises herbes les plus tenaces parce que chaque portion de racine oubliée en terre devient rapidement une nouvelle plante vigoureuse. En passant très régulièrement la binette pour couper tout ce qui repousse, vous arriverez cependant à les éliminer. Pensez également à ratisser périodiquement dans les allées gravillonnées en vue de contrarier la pousse des adventices.
La mousse dans la pelouse
L’apparition de mousse est provoquée par l'ombre ou une situation trop humide, un sol tassé donc peu aéré et un gazon coupé trop court. Dans ce cas, l'herbe est étouffée et met beaucoup de temps pour récupérer, la mousse se développe beaucoup plus rapidement qu’elle.
Que faire ? • Apportez de l'engrais, généreusement. L’herbe reprendra le dessus pour concurrencer à son tour la mousse. • Aérez les pelouses trop souvent piétinées en piquant de nombreux petits trous à l’aérateur ou à la fourche-bêche.
Les maladies
Mieux vaut prévenir que guérir. Vous pouvez avant tout faire beaucoup pour prévenir l’apparition de maladies sur vos plantes. Si celles-ci sont heureuses, en pleine santé, elles seront d’autant moins sensibles aux maladies. Assurez en premier lieu de bonnes conditions de croissance à vos plantes, ou même mieux : choisissez les espèces adaptées aux conditions de votre jardin. Si, néanmoins, vous observez des plantes malades, il convient de prendre conseil auprès d’un expert.
Les rosiers Pour les rosiers, soyez particulièrement attentif à la maladie des taches noires et à l’oïdium. Luttez contre ces champignons, dès leur apparition.
Les clématites Les variétés à grandes fleurs, en particulier, peuvent souffrir d’apoplexie, une maladie fulgurante qui fait flétrir des pousses entières. Heureusement, elle agit seulement au-dessus du sol et les racines Ne sont pas attaquées. C'est la raison pour laquelle une clématite sera toujours plantée un peu plus profondément qu'elle ne l'est dans le pot dans lequel elle a été cultivée. Si la maladie survient, la plante pourra toutefois repousser sainement de souche. Contentez-vous de rabattre les pousses atteintes au ras du sol.
Les fruitiers Le feu bactérien est la maladie la plus destructrice des arbres fruitiers. Les poiriers sont particulièrement vulnérables. Vous pouvez reconnaître cette maladie par le flétrissement puis le noircissement des rameaux. Des taches de couleur foncée, légèrement déprimées, apparaissent également sur le tronc. Une sorte de bave s’observe parfois, s’écoulant des branches ou des fleurs fanées. Cette maladie est dorénavant presque éradiquée, mais doit être signalée et les arbres touchés doivent être détruits dès que possible.
Les pommiers souffrent de la tavelure et de l’oïdium.
La « maladie du plomb» est la maladie la plus commune affectant les pruniers. La surface supérieure de la feuille est alors détendue et de l'air s’infiltre en dessous, ce qui donne un reflet d'argent ou de plomb, une décoloration de la feuille. Cette maladie grave peut tuer en fin de compte l’arbre. La formation de gomme est aussi très grave sur les branches de pruniers.
Le botrytis Il s’attaque aux fleurs, aux feuilles et aux fruits et se repend rapidement. Vous lutterez contre ce champignon avec un fongicide dès l’apparition des premiers symptômes.
Les ravageurs
Très nombreux, ils ne peuvent être tous traités ici. Toutes sortes d'insectes s’activent dans un jardin en bonne santé – et voilà qui est bien. Ils s’autorégulent et occasionnent alors peu de dommages. Ils ne deviennent problématiques que si une espèce prévaut soudainement. Dès lors, si de graves dommages sont causés à des plantes, mieux vaut prendre des mesures. Mais n’en faites pas trop. En effet, dans de nombreux cas, la nature se charge de rétablir ces déséquilibres.
Les animaux utiles du jardin Les mésanges mangent quantité de ravageurs, en particulier les chenilles, à foison. Si c’est l’époque de nourrir les oisillons au nid, elles en traquent des centaines qui vont tout droit dans les petits gosiers. Des nichoirs à mésanges les attireront immanquablement, ainsi qu'une végétation bien diversifiée. Les coccinelles se nourrissent aussi de pucerons, tout comme les perce-oreilles. Saviez-vous que les hérissons raffolent des insectes indésirables ?
Les limaces On dénombre quantité de "remèdes maison" pour se débarrasser des limaces et escargots. Ce sont des animaux à activité nocturne. Vous pouvez donc les chasser et les attraper à la main durant leur maraude de nuit. Une des recettes les plus efficaces consiste cependant à disposer des granulés à base de fer (Ferramol), respectueux de l’environnement et qui s’avèrent non dangereux pour les oiseaux et animaux de compagnie. Cette formulation est aussi très "propre" puisque les limaces se cachent pour mourir.
Les pucerons Ils peuvent s’avérer très agaçants. Combattez-les seulement si le seuil de nuisibilité est atteint. Si vos plantes sont saines et vigoureuses, elles ne les attireront pas. Une moisissure noire (fumagine) peut se développer sur le liquide sucré (miellat) excrété par les pucerons. A ce stade, il faudra employer conjointement un insecticide et un fongicide. Veillez cependant à ne pas pulvériser d’insecticide, même biologique, en plein jour. Les abeilles, alors très actives, pourraient en souffrir.
Les perce-oreilles Ils peuvent poser problème en particulier sur les dahlias et les chrysanthèmes. Leur grignotage peut endommager les fleurs. Vous pouvez les attirer puis les capturer à l’aide d’un piège "maison", un pot de terre cuite renversé en haut d’un piquet auprès des plantes et rempli de paille ou de foin (la sciure de bois ou des papiers déchiquetés feront aussi l’affaire). Les perce-oreilles vivent la nuit et se cachent durant la journée. Ils sont alors faciles à éliminer.
Les algues Si vous possédez un bassin ou plan d’eau, vous serez sans doute confronté aux algues. Leurs spores flottent partout dans l'air et quand elles entrent en contact avec l'eau, les algues se développent rapidement. On dénombre plusieurs types d'algues. Vous êtes sans doute familiarisé avec les algues flottantes qui peuvent transformer, dès le début du printemps, un plan d’eau en une étrange soupe verte. Il s'agit généralement d’un phénomène de courte durée qui s’atténue dès que les plantes aquatiques commencent à absorber les éléments nutritifs de l'eau. Si vous constatez, plus tard dans l'année, des algues qui flottent, c’est l’indice infaillible que l’eau est trop chargée en éléments nutritifs. Ceci peut être causé par un trop grand nombre de poissons produisant moult déjections. Un autre type d’algues, filamenteuses, forme des longues traînes visqueuses de fils blanc - verdâtre. Les poissons aiment à y pondre leurs œufs et à la manger. Ces algues contribuent aussi à la qualité de l’eau qu’elles oxygènent. Toutefois, il est sage d’en supprimer en cas de prolifération excessive.
Les algues supérieures dévoilent une structure qui rappelle les plantes communes, avec des tiges et des organes apparentés à des feuilles. Les algues sont des plantes unicellulaires - certaines forment des tignasses - mais en général elles flottent librement entre deux eaux. Contrairement aux champignons (moisissures), les algues produisent la chlorophylle nécessaire pour les alimenter à partir de substances absorbées dans leur environnement (l’eau). Elles n'ont pas de racines, de sorte qu'elles ne peuvent pas extraire les éléments nutritifs du sol. Vous pouvez rencontrer dans un étang certaines algues dressées comme Enteromorpha intestinalis, formant des tubes qui font penser à des intestins ; Chara fragilis ressemble à une queue de cheval, et plus rarement Batrachospermum moniliforme forme des chaînes visqueuses de boules vert - indigo. Si leur présence est décelée dans un bassin, il est urgent de s’inquiéter de la qualité de l’eau.
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